Les places boursières européennes débutent la séance du bon pied. Paris gagne 0,25% à 8 390 points derrière Londres ( 0,42%) et Francfort ( 1%) après la forte progression de Wall Street observée la veille ( 2% pour le Nasdaq, 1,2% pour le S&P 500 et 0,6% pour le Dow Jones).
La confiance semble de retour sur les marchés après une première séance de la semaine plus hésitante. L'indice parisien tutoie les 8 400 points, tiré par Schneider Electric ( 2,88%), STMicroelectronics ( 2,74%) et Legrand ( 2,46%), mais freiné par Kering (-4,07%), Capgemini (-2,14%) et Renault (-1,74%).
Les cours du pétrole se détendent en même temps que la situation au Moyen-Orient, avec un Brent à 72,6 USD le baril (-1,2%) et un WTI stable autour de 70,2 USD.
Si le détroit d'Ormuz reste congestionné, sa réouverture est désormais clairement envisagée par Téhéran, qui a assuré qu'il conduirait seul les opérations de déminage et repoussé l'offre de coopération de la France.
"Les conditions sont sensibles et complexes. Nous recommandons vivement à la France de ne pas aggraver la situation par ses provocations", a souligné Kazem Gharibabadi, vice-ministre des Affaires juridiques et internationales du ministère des Affaires étrangères.
Par ailleurs, une réunion doit se tenir aujourd'hui à Doha entre les Etats-Unis et l'Iran. "L'entente est une affaire bilatérale. Si la partie américaine respecte le mémorandum d'entente, nous honorerons également nos engagements", a d'ores-et-déjà fait savoir sur X Massoud Pezeshkian, le président iranien.
Le porte-parole de la délégation de négociation iranienne a toutefois indiqué que Téhéran se concentrait actuellement sur la mise en oeuvre du protocole d'accord d'Islamabad visant à mettre fin à la guerre imposée et qu'aucune négociation en vue d'un accord définitif n'avait encore été engagée.
Les valeurs en mouvement
Hier, les marchés américains ont connu un net regain d'appétit pour le risque, le rebond des valeurs technologiques ayant soutenu l'ensemble de la cote. Ainsi, les "Magnificent 7" ( 2,58%) ont rebondi, permettant au S&P 500 ( 1,18%) de mettre fin à une série de cinq baisses consécutives.
Dans l'actualité des valeurs européennes, TP (ex-Teleperformance) plonge de 11,5%, plombé par la chute post-clôture de 22,3% de son concurrent Concentrix, qui a abaissé ses perspectives pour l'ensemble de son exercice fiscal.
Citi maintient sa recommandation "neutre" sur Kering et réduit son objectif de cours de 268 à 266 EUR. HSBC reste à "conserver", avec un objectif de cours relevé de 280 à 290 EUR.
Abivax s'envole de 30% après la publication de résultats positifs de la partie 2 de son essai de maintenance, volet complémentaire de son programme de phase 3 dans la rectocolite hémorragique.
Inflation plus faible que prévu en France
Sur le front des statistiques, en France, l'indice des prix à la consommation a reculé de 0,2% au mois de juin, selon des données préliminaires, alors que les analystes tablaient sur une stabilité. En rythme annuel, l'inflation a augmenté de 1,8%, bien en deçà des anticipations ( 2,1%), après 2,4% au mois de mai.
En Allemagne, la vigueur des ventes au détail a surpris au mois de mai. Elles ont progressé de 1,1%, alors qu'elles étaient attendues stables, après avoir reculé de 0,4% en avril.
Le taux de chômage ressort à 6,3% en juin, conformément aux prévisions, stable par rapport à mai.
Toujours outre-Rhin, l'indice des prix à l'importation a augmenté de 0,7% en mai, au-delà des attentes ( 0,4%), après une hausse de 1,2% en avril. En rythme annuel, la progression atteint 6,8%, contre 5,3% un mois plus tôt.
Enfin, en Chine, l'activité manufacturière a légèrement accéléré en juin, l'indice PMI passant de 50 à 50,3 points, alors que les analystes ne l'attendaient qu'à 50,1.
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